Saigon, la plus grande histoire jamais racontée Chapitre 2 : Du pain et des cirques

La suite de son premier LP bien retardé La plus grande histoire jamais racontée , le deuxième album de Saigon La plus grande histoire jamais racontée Chapitre 2 : Le pain et les cirques met en valeur la maturation de l'art de Yardfather alors qu'il explore à nouveau les dures réalités en plus de sa carrière, de son sens moral, de sa religion et de son ambition.

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À commencer par Plant the Seed (What U Paid For) préfigurant plusieurs sujets principaux qui se reproduisent tout au long du LP, le Thespian autoproclamé vocalise, Everybody ballin', hein, tout le monde gagne/Ain't plus personne ne pauvre, tout le monde dépense.' Cela prédit à quel point il pense que ses pairs intègrent peu de réalité dans leur musique, un sujet qu'il aborde de manière flagrante, 'Brownsville Girl (Ghetto)'. C'est un thème continuellement répété tout au long du projet, alors que Sai revisite la question sur Not Like Them - illustrant comment il, au contraire, agit dans ses paroles - et le Rap vs Real produit par Just Blaze, qui réaffirme son désir de hip-hop pour revenir à ce qu'il était à ses yeux.



Avec l'aide du nouveau venu de Cincinnati Corbett, qui a produit quatre disques sur l'album, Saigon allège la morosité du LP sur « Let Me Run ». Comparativement, Sai et Corbett font de même avec Lecrae sur « Best Thing That I Found », un disque spirituellement élevant qui révèle le passé religieux du Yardfather. 'Forever Dreamin'', garde une ambiance similaire, mais accentue les émotions alors que Sai dédie le disque à son manager récemment décédé et vétéran de l'industrie, Chris Lighty.



Jamais du genre à se taire, Saigon aborde ses réflexions sur l'homosexualité sur Our Babies 2 (Crazy World), dans lequel il déclare, L'autre jour, j'ai vu une fille agir comme un garçon/Puis j'ai vu un petit garçon agir comme une fille /Les gens essaient de me dire que c'est la voie du monde/Merde vous donne envie de hurler. Le rappeur de Brooklyn admet-il son homophobie ? C'est à interpréter, mais il est clair que le MC ne défendra pas quelque chose de politiquement correct pour le plaisir.

En bref, le deuxième LP de Saigon offre une grande diversité sur des instrumentaux adaptés, montrant à quel point il a évolué en tant que rappeur en personnifiant ses barres pour refléter sa musique et sa vie. L'album est gratifiant, sûrement assez pour que ceux qui achètent l'album soient satisfaits de ce qu'ils ont payé. - Christophe Minaya ( @CM_3 )